6 idées reçues sur la voiture électrique

Au Luxembourg, l’adoption des véhicules 100 % électriques continue de suivre une tendance à la hausse. Ils représentaient 22,48 % des nouvelles immatriculations l’année dernière, contre seulement 8,4 % en 2020. Si l’on y ajoute les motorisations plug-in hybrides, les véhicules capables de se recharger sur une prise électrique représentent 32,2 % des nouvelles immatriculations en 2023, soit presque un tiers du total des voitures neuves.

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Si elle convainc de plus en plus d’utilisateurs, l’électromobilité fait toujours l’objet de nombreux débats. Et si l’on cherchait à distinguer le vrai du faux ?

1. L’autonomie des voitures électriques reste très limitée

Pas tout à fait. Selon certaines idées reçues, on ne va pas loin avec une voiture électrique. Certes, on ne peut pas parcourir 800 kilomètres avec une charge complète. Cependant, l’autonomie de ces véhicules à considérablement évolué ces dernières années. La plupart des voitures électriques ont une autonomie de plus de 300 kilomètres (certains modèles affichant la capacité de parcourir plus de 500 kilomètres avec une charge complète). Une telle autonomie permet de couvrir la plupart des usages quotidien. Rares sont les automobilistes qui parcourent en effet plus de 100 kilomètres par jour.

2. La voiture électrique émet au final plus de CO2

Faux. Les déplacements effectués au moyen d’une voiture électrique, si celle-ci est rechargée avec de l’électricité verte (comme c’est le cas à travers votre contrat Enovos) n’émettent pas de CO2. Cependant, si l’on veut évaluer l’empreinte carbone liée à ces véhicules, il faut prendre en considération les émissions sur l’ensemble de leur cycle de vie, de leur fabrication à leur recyclage. Les émissions liées à l’extraction des matières premières nécessaires à la fabrication des batteries sont souvent pointées du doigt. Mais qu’en est-il au final ?

Il est vrai que produire une voiture électrique émet plus de gaz à effet de serre que produire une voiture thermique. Cependant, ces émissions excédentaires sont largement compensées par les réductions d’émissions liées à l’usage du véhicule. Si l’on considère l’ensemble du cycle de vie d’un véhicule, au-delà de 40.000 kilomètres parcourus, une véhicule électrique émet moins de CO2 qu’un véhicule thermique. Or, en moyenne, sur sa durée de vie, un véhicule va parcourir 200.000 kilomètres. Autrement dit, le bilan carbone d’un véhicule électrique est bien inférieur à celui d’un véhicule thermique.

3. Une voiture électrique coûte plus cher…

Faux. Opter pour une voiture électrique est-il économiquement plus avantageux que de rouler avec une motorisation thermique ? Afin de répondre à cette question, il faut considérer l’ensemble des coûts inhérents à l’utilisation d’une voiture, autrement dit l’investissement de départ, les coûts nécessaires pour alimenter le véhicule ainsi que les frais d’entretien. L’achat d’une véhicule électrique demeure actuellement plus onéreux que celui d’une voiture thermique, et ce malgré les généreuses aides étatiques qui contribuent à réduire l’écart.

Si l’on considère l’aspect consommation, cependant, se déplacer à bord d’une voiture électrique coûte nettement moins cher, principalement si l’on a la possibilité de recharger à domicile. On estime en effet que les frais liés à la recharge sont deux fois moins importants que si vous deviez recourir à un carburant fossile. Les tarifs des bornes de recharge publiques sont un peu plus élevés que ceux d’une recharge à domicile. Cependant, même dans ce cas, rouler à l’électrique coûte moins cher que de rouler au diesel ou à l’essence.

Enfin, il ne faut pas oublier qu’un véhicule électrique nécessite nettement moins d’entretien technique qu’une voiture thermique. Cela pèse aussi en faveur de l’électromobilité.

4. Trouver ou recharger sa voiture est toujours compliqué

Non. Avant d’opter pour un véhicule électrique, il est important de s’assurer que vous aurez l’opportunité de le recharger. L’idéal est de pouvoir installer une borne à domicile, en profitant notamment de l’aide publique soutenant la démarche. Toutefois, pour des raisons techniques, tout le monde n’a pas la possibilité de pouvoir recharger chez lui. Dès lors, ces dernières années, les pouvoirs publics ont investi considérablement dans le développement d’un réseau de bornes de recharge accessibles à tous. Les employeurs permettent aussi à leurs collaborateurs de recharger leur véhicule sur leur lieu de travail. Des acteurs privés leur ont aussi emboîté le pas, permettant à des particuliers d’accéder à des bornes installées sur des parkings notamment.

Le Luxembourg possède le deuxième réseau de bornes de recharge le plus dense d’Europe. Entre 700 et 800 bornes Chargy sont opérationnelles au Grand-Duché, soit 1.400 à 1.600 points de recharge accessibles au public. L’application enodrive vous permet de facilement trouver une borne de recharge au Luxembourg ou en Europe.

5. Le temps de charge est très long

Oui et non. Il est évident que l’on ne recharge pas la batterie de son véhicule électrique aussi vite que l’on fait le plein du réservoir de sa voiture thermique. Sur une borne installée à domicile ou sur une borne publique de type Chargy ou Chargy OK, la recharge complète de sa batterie peut prendre plusieurs heures (entre 4 et 6 heures). Des bornes rapides, comme les SuperChargy, permettent de faire un appoint conséquent en quelques minutes.

Cependant, comparaison n’est pas raison. L’adoption d’un véhicule électrique s’accompagne de nouvelles habitudes. La plupart des véhicules restant stationnés durant des périodes longues (à domicile pendant la nuit, au bureau pendant les heures de travail), l’idée est de les mettre en charge lorsqu’elles ne sont pas utilisées. Si bien que, au moment de repartir, l’autonomie de la batterie sera optimale. Et vous n’avez plus besoin de faire un détour par la pompe.

6. Les batteries résistent mal à l’hiver

Il est vrai que l’autonomie d’une batterie peut être amoindrie en raison de conditions météorologiques hivernales ou de l’utilisation du chauffage dans l’habitacle. Entre novembre et mars, les utilisateurs devront charger plus régulièrement leur batterie. Au niveau des voitures électriques de dernière génération, la gestion et la résistance thermiques des batteries ont été considérablement améliorées. Préchauffer son habitacle avant de partir, pendant que le véhicule est branché, est un bon moyen de préserver l’autonomie de la batterie, en évitant de la sur-solliciter pendant le trajet.

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